Le Grand Temoin
Mustapha Boudina, actuel président de l’Association nationale des anciens condamnés à mort, raconte les terribles moments de détention passés dans les couloirs de la mort à la prison de Fort Montluc de Lyon, en France. Mustapha Boudina décrit ce que lui et ses compagnons ont enduré comme torture et souffrance morale et physique dans l’attente d’être exécutés par les bourreaux français de la prison lyonnaise. Mais aussi, les grands moments de courage et de dignité inouïs des prisonniers algériens face à la mort. Après un procès expéditif au tribunal militaire qui était séparé de la prison par une petite cour, nous sommes condamnés à la peine capitale. Nous étions 16 fidayîn algériens .le Grand Témoin vous propose un témoignage exceptionnel et touchant raconter par un grand moudjahid Mustapha Boudinasur Alger chaine III.
L’occasion du 1 novembre Le Grand Témoin reçoit un Moudjahed Mustapha Tounsi pour son livre « Il était une fois la wilaya IV » Itinéraire d’un rescapé paru à l’édition Casbah. Il rejoint très tôt de l'UGEMA ou il était. Membre et militant du Front de libération nationale (FLN), il participe à la grève générale des étudiants le 19 mai 1956 puis s'engage dans l'Armée de libération nationale (ALN) en Wilaya IV. Il y navigue dans le sillage de fortes personnalités : Colonel Bougara, Youcef Khatib, Ali Lounici, Boualem oussedik, si Salah. Il fut responsable des transmissions de la Wilaya IV et participa à de nombreuses batailles.
Algérie fête cette année les soixante cinquième anniversaires de notre liberté reconquise et pour cela le grand témoin continuera à récolter les témoignages inhérents à la guerre qui conduit à cette liberté.Le témoignage qui est livré dans le Grand Témoin du ce mardi , c est celui de Khadîdja benguerbouh dite Farida moudjahida de la wilaya deux du nord de Constantine
LE Grand Témoin poursuit sa conversation avec Abdelkader Jamil Rachi pour son livre Un été colonial à Constantine paru aux éditions El-Ibriz, il dit :J’ai vraiment voulu décrire la société coloniale. Je suis resté fidèle aux événements. Tous les gens qui liront mon livre se retrouveront. Je parle aussi de la topographie de la ville», précise t-il. L’auteur, qui n’a jamais voulu être manichéen, a parfaitement mis en exergue la colonisation qui a été une épreuve d’une rare violence pour le peuple algérien.En somme, Un été colonial à Constantine de Abdelkader Jamil Rachi tend à familiariser le lecteur non seulement avec des personnages, mais également avec des lieux qui n’existent plus, à l’image du Casino de Constantine, ou encore du commissariat central. Un monde foisonnant qui fait ressurgir toute l’époque coloniale avec ses violences et parfois ses aspects positifs.
Le Grand Témoin reçoit Abdelkader Jamil Rachi POUR SON LIVRE "Un été colonial à Constantine" , paru aux éditions El-Ibriz en 2015, nous plonge dans la vie au Vieux Rocher dans les années cinquanteCe livre peut être perçu comme un hymne à la mémoire et à la gloire de la jeunesse algérienne des années cinquante qui a sacrifié son existence, ses projets et, pour une grande partie, sa vie au service de l’idéal de liberté et de dignité.D’une page à l’autre, l’auteur a fait également revivre l’âme de Constantine, l’éternelle Cirta que ceux qui la connaissent redécouvrent avec un plaisir inégalé et les autres avec un sincère émerveillement pour sa profondeur historique et culturelle.